Livre : Biographie du Bienheureux Frédéric Ozanam par Gérard Cholvy

Publié le par Diacres Permanents Vincentiens

Ozanam biographieAu cours du colloque international à Paris du 18 au 21 avril 2013, j’ai eu la chance de rencontrer, entre autre, Gérard Cholvy, professeur émérite d’histoire contemporaine. Il est un éminent spécialiste de l’histoire religieuse de la France du XIXème siècle. Gérard Cholvy a écrit une remarquable somme biographique (700 pages) sur Frédéric Ozanam parue en 2003. Ce premier ouvrage est un travail universitaire sans égal sur Frédéric Ozanam. A l’heure ou la Société Saint Vincent de Paul et l’Eglise universelle fête les 200 ans de la naissance du bienheureux Frédéric Ozanam, Gérard Cholvy nous donne ici un ouvrage, selon ses propres termes « plus accessible. C’est en quelque sorte une synthèse de mon premier ouvrage » m’a-t-il indiqué.

 

Gérard Cholvy dépeint un brillant intellectuel totalement engagé dans les combats de son époque...

 

Il incarne cette figure très moderne du chrétien engagé dans la société, appliquant à lui-même cette belle devise qu'il avait fixée à la Société de Saint-Vincent de Paul : «Ne pas se faire voir, mais se laisser voir.»

 

Le bienheureux Frédéric Ozanam est un exemple d’homme de réflexion et d’homme d’action dans notre XXIème siècle déboussolé… Je ne saurais donc que trop vous conseiller la lecture de cet ouvrage. (Il est possible de se le procurer auprès de la SSVP de Paris en cliquant ici ou de s’adresser à son libraire religieux habituel).

 

Jean-Pierre Tellier

Conseiller Spirituel SSVP Sarthe

Diacre Permanent Vincentien

le 22 avril 2013

 

 


Quatrième de couverture de l’ouvrage :

Le 22 août 1997, à Notre-Dame de Paris, pendant les journées mondiales de la jeunesse, le pape Jean-Paul II béatifie Frédéric Ozanam, laïc et père de famille.

 Frédéric Ozanam, bronze argenté

Né à Milan en 1813, ce «jeune lyonnais remarquablement doué» meurt à quarante ans à peine. Très pieux et grand intellectuel, il a voué sa vie aux autres, aux pauvres et à ses étudiants.

 

Libéral comme Montalembert ou Lacordaire, mais aussi social, il s’affirme démocrate et républicain, à rebours de l’élite du catholicisme français de l’époque.

 

Son premier et permanent combat a été de réconcilier la science et la foi, son œuvre écrite à partir de sa thèse sur Dante en atteste.

 

Mais c’est surtout la création et le développement mondial de la Société Saint-Vincent-de-Paul qui va occuper sa vie. Cette association créée par des laïcs en 1838 et dirigée par eux, est depuis lors au service des plus pauvres.

 

Frédéric Ozanam demeure pour beaucoup un exemple et un témoin de la «civilisation de l’amour». Deux cents ans après sa naissance, il reste un modèle très actuel.

 

 

L'auteur : 

GEDC2810.JPGGérard Cholvy est Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paul Valéry (Montpellier-III) où il a enseigné de 1962 à 2002. Auteur de nombreux livres couronnés de prix littéraires, il est un éminent spécialiste de l’histoire religieuse et culturelle en France. (Voir la fiche de Wikipédia en cliquant ici).

 

Extrait de l'introduction (juste pour se mettre en appétit) :

En 1983, il y a donc 30 ans, l'auteur des pages que vous allez lire, avait publié un court article destiné à présenter cet universitaire laïc du XIXe siècle, Frédéric Ozanam. C'était l'année du 150e anniversaire de la fondation de la Société de Saint-Vincent de Paul. Trois conférences, sans prétention, avaient été données à Perpignan, Nîmes et Montpellier : à l'occasion de cette dernière, M. Jo Vedel, alors Président départemental de l'Hérault, offrit la Disquisitio, ce volume hors commerce préparé avec soin par un lazariste, M. Diebold, et véritable mine d'informations pour aller plus avant.

 

Dix ans plus tard, M. Gérard Gorcy, Président du Conseil national de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, exprimait le souhait qu'une «biographie scientifique fut établie sur notre principal co-fondateur. Je serais heureux qu'elle le fut par vos soins».

 

Bien sûr, il eut été souhaitable que ce travail fut achevé en... 1997, l'année de la béatification de Frédéric Ozanam. Las ! On mesurait mal alors l'ampleur de la tâche, eu égard à l'étendue d'une documentation dont le rassemblement avait commencé sitôt le décès de ce professeur de Sorbonne, âgé de quarante ans à peine, principalement à l'initiative de sa veuve Amélie, en étroite collaboration avec une pléiade d'amis lyonnais et parisiens (Jean-Jacques Ampère...), de parents et de confrères de la Société.

 

Par ailleurs, en 1953, à l'initiative de la Société, l'édition critique de la correspondance de F. Ozanam avait été lancée. A vrai dire, dès 1865, un choix de lettres, en deux volumes, avait été publié et plusieurs fois réédité. Mais ces publications étaient partielles et, osons le dire, «politiquement correctes». Elles comportaient d'étranges coupures qui n'avaient d'autres explications que le contexte. Il fallut quarante années pour rassembler, publier in extenso et annoter cette correspondance. Le tome 1 parut en 1960, le tome 5 (Supplément et Tables) en 1997 seulement. Léonce Célier, Jean-Baptiste Duroselle, Didier Ozanam, Jeanne Caron, Bernard Barbiche, Marie Laporte, Christine Franconnet..., y ont été associés pour 1 448 lettres adressées à 205 correspondants.

 

Du côté des archives proprement dites, il faut distinguer trois sources principales :

 

1/ les Archives Laporte, c'est-à-dire des descendants directs de Frédéric ; elles nous ont été très libéralement ouvertes 2. rue de Saint-Simon où avait vécu Amélie Ozanam et où vivait la sœur de Marie Laporte - qui eut cent ans en 2002 -Magali Brémard. On n'oubliera pas leur petite nièce Raphaëlle Chevalier Montariol. Le Fonds Ozanam est aujourd'hui déposé à la Bibliothèque Nationale, rue de Richelieu. […]

 

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